9 bénéfices du jeûne de longue durée (Partie 2 de 2)

Voici la suite de la première partie des bénéfices du jeûne de longue durée. Si vous n'avez pas lu la première partie vous pouvez aller la lire en cliquant ici et vous y aurez accès.



Augmentation du métabolisme de base

Je crois que l’une des plus grandes craintes concernant le jeûne de longue durée implique le métabolisme de base. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce concept, le métabolisme de base est une donnée qui porte sur le nombre de calories dépensé pour assurer les fonctions vitales de votre organisme. En d’autres mots, c’est une représentation du nombre de calories nécessaire pour faire fonctionner votre cerveau, votre cœur, vos organes, vos muscles etc. Cette donnée ne prend pas en considération le nombre de calories dépensées lors d’activités physiques.


On sait depuis déjà plusieurs années que le fait d’avoir une alimentation hypocalorique influence négativement le métabolisme de base. En effet, si l’organisme est sous alimenter, il a tendance à diminuer la dépense calorique de certaines fonctions vitales ce qui par conséquent diminue le métabolisme de base. L’abaissement du métabolisme de base est très peu souhaitable, car le contrecoup de ceci est suivi d’une prise de gras involontaire et rapide.


Considérant que le jeûne de longue durée est sans doute la diète hypocalorique la plus importante, car il n’y a tout simplement aucune calorie permise, on pourrait penser que cela inflige des conséquences négatives au métabolisme. Pourtant les recherches suggèrent le contraire.


En fait, les études faites sur le sujet ont démontré que le métabolisme basal avait même tendance à augmenter en état de jeûne. À prime à bord ça ne fait aucun sens, mais n’oublions pas que le corps n’est pas seulement régi par le nombre de calories qui entrent en circulation. En effet, le corps s’adapte à une telle situation en stimulant le système sympathique (fight or flight).


L’augmentation du métabolisme de base est alors explicable par la cascade d’hormones et de neurotransmetteurs qui est produite par le jeûne. Il faut donc comprendre que lorsque le système sympathique est activé le corps génère une plus grande activité basale ce qui a comme conséquence d’augmenter le nombre de calories dépensés.


Personnellement, c’est l’une des découvertes qui me rend le plus enthousiasme face au jeûne de longue durée. Le fait de ne pas accabler négativement le métabolisme insinue qu’il y a une diminution des risques quant à la reprise de gras suivant une période de jeûne. C’est donc dire qu’il n’y a pas à avoir peur de l’effet yoyo (reprise du gras perdu) dans la période suivant l’absence de nourriture.


Maintien de la masse maigre

Une supposition que plusieurs peuvent stipuler lorsqu’il vient le temps de parler de jeûne de longue durée est la certitude que cela affectera négativement la masse maigre. Beaucoup de gens ont peur de perdre de la masse musculaire en l’essayant.



Nous avons une tendance à voir le corps humain comme étant complètement imbécile. Voulez-vous bien m’expliquer pourquoi le corps humain irait utiliser la masse maigre comme carburant principale quand il fait des réserves pour justement pour passer à travers de moment où la nourriture se fait rare?


Ce que les recherches ont démontré c’est que l’enclenchement de la période de jeûne est suivi d’une augmentation drastique de l’hormone de croissance (500% à 1500% plus élevé) et ce serait celle-ci qui assurerait la protection de la masse musculaire. Pensez-y un peu, si je vis dans une caverne et qu’il faut que je me trouve de la nourriture pour me nourrir, le corps à avantage à garder sa masse musculaire, car sinon la chasse va être beaucoup plus difficile.


Ce que les études ont aussi démontré, c’est qu’il est important de continuer à bouger, car c’est l’utilisation des muscles qui indiquent au corps qu’il faut protéger ceux-ci. En effet, si nous utilisons nos groupes musculaires, le corps est moins enclin à s’en débarrasser, car ils sont nécessaires.


L’aspect physiologique lié à ce phénomène met en relief le mTor pathway, lorsqu’on s’entraine on active ce pathway, ce qui a comme impact de protéger la masse musculaire relativement à la possible dégradation de protéine.


Santé digestive et microbiome

Pour la majorité des individus, la fréquence ainsi que la quantité d’aliments consommées au quotidien sont beaucoup trop élevées. Ces composantes font en sorte que le système digestif est en travail constant. De plus, la qualité des aliments ingérée est souvent dommageable. Je ne vous apprends rien en vous disant que l’omniprésence de mauvais aliments, jumeler à une trop grande fréquence de consommation et additionné à une trop grande quantité engendre à coup sûr des problématiques pour l’ensemble du corps.


Dans de telles conditions, il n’est pas rare de constater une augmentation drastique de l’inflammation causée par la digestion. En nous exposant à ces situations, nous augmentons les probabilités d’avoir des syndromes du côlon irritable, des intestins poreux (leaky gut) et plusieurs autres problématiques comme une dysbioses (déséquilibre entre les bonnes et mauvaises bactéries du microbiote).


C’est pourquoi plusieurs professionnels de la santé privilégient le travail sur le système digestif. Cependant, la capacité d’avoir un impact rapide sur la santé du système digestif est quasi impossible.


C’est simple à comprendre, imaginez que je veux refaire une rue au complet et qu’il y a des milliers d’autos qui y passent tous les jours pendant que j’essaie d’y travailler, ce sera très difficile de le faire rapidement. En revanche, si je barre la rue, empêchant les voitures de passés, mon travail sera beaucoup plus facile et efficace, ce qui devrait accélérer le rythme auquel je devrais avoir terminé la réparation.


Le jeûne de longue durée peut jouer un rôle similaire au barrage de la rue mentionné ci-haut. Il est beaucoup plus facile pour l’organisme de régénérer les cellules du système digestif lorsqu’il n’y a pas d’aliment en circulation que lorsqu’il y en a. En effet, grâce à des principes d’autophagie le corps a une plus grande facilité à entretenir certains organes. De plus, l’abstinence de nourriture fait en sorte que les mauvaises bactéries meurent, car ce sont souvent des composés qui se nourrissent de sucres. Tandis que les bonnes bactéries continuent de croitre. Ceci a donc comme effet de diminuer ou même d’éradiquer une possible dysbiose.


N’oubliez pas que votre système digestif, c’est votre deuxième cerveau. Plus il est en santé, plus le reste de votre organisme le sera.



BDNF

Pendant des années, j’ai cru à tort que les neurones du cerveau ne pouvaient être régénérés par aucun processus et que nous étions condamnés à perdre la fonctionnalité/efficacité de certains neurones avec l’âge. Bien sûr, ceci se révèle totalement faux et l’un des facteurs qui contribuent à rendre certaines affirmations fausses est la protéine BDNF.

BDNF

Cette protéine est responsable de la création ainsi que de la croissance de neurone/nerfs du corps humain. Celle-ci a aussi été démontrée comme pouvant aider à affronter certains troubles mentaux comme la dépression, la schizophrénie, l’Alzheimer, l’épilepsie tout en favorisant la mémoire à long terme.


Le BDNF est sans aucun doute, un cadeau incroyable pour protéger notre cerveau. Ce que les études ont démontré, c’est que le jeûne aurait la capacité de stimuler le BDNF. C’est donc dire que les jeûnes de longues durées ont le pouvoir de nous aider à conserver ou même améliorer la connectivité et la santé de notre cerveau.


Système immunitaire

L’une des composantes les plus importantes du système immunitaire est les globules blancs. Ces cellules circulent dans le sang et ont comme rôle de trouver les différents envahisseurs potentiels comme les virus, les bactéries, les parasites, etc.


Ce que les études tendent à démontrer, c’est que les jeûnes de plus de 72heures engendrent une réponse positive sur les globules blanche. Pendant cette période de restriction alimentaire, le corps favorise le recyclage de ces cellules ce qui a comme effet de détruire les globules blancs endommagés et de les remplacer par de nouvelles.


Il est donc prédit que le jeûne de longue durée a un effet important sur le système immunitaire. Cela s’avère donc une autre bonne raison de l’essayer.


Conclusion

Après avoir lu et expérimenté le jeûne de longue durée, je crois réellement qu’il y a plus d’avantages à essayer le jeûne de longue durée que de désavantages. Certes, il faut le faire comme il faut.


Même si vous connaissez désormais les bénéfices de ce concept, je vous invite quand même à être prudent et à aborder le jeûne de la bonne façon. C’est pour cela que j’écrirai un futur article sur la façon de bien instaurer son jeûne de longue durée. Soyez à l’affut, car cet article sera bientôt disponible sur mon blogue.


Un jeûne mal fait pourrait entrainer des problématiques comme une déshydratation et de l’hypoglycémie. C’est pourquoi je vous conseille grandement de parler à votre professionnel de la santé avant d’entamer un jeûne de longue durée. Si vous prenez de la médication, vous devez être conscient que cette façon de faire peut comporter certains risques. Assurez-vous donc d’écouter les recommandations de votre médecin.


Sur ce, je vous souhaite un bon jeûne et n’oubliez pas de toujours écouter votre corps. La théorie et les recherches sont bien, mais votre ressenti et votre expérience ne sont jamais à négliger.


Be lean and strong.

Mathieu Savoie