9 bénéfices du jeûne de longue durée (partie 1 de 2)



Depuis déjà quelques années, les industries de l'entrainement, de la santé et de l’anti-aging sont épris par le jeûne intermittent. C’est vrai, on en entend parler partout, on connait à peu près toutes les vertus de celui-ci et beaucoup d’entre nous ont maintenant essayé ce schème de nutrition au moins une fois.


Dans cet article, j’avais envie de m’intéresser au cousin de celui-ci, c’est-à-dire le jeûne de longue durée (plus de 48 heures). Avant de commencer à faire mes recherches, j’étais très sceptique relativement à l’idée que l’absence de nourriture sur une longue période pouvait être bénéfique. J’avais tellement des idées préconçues que j’étais certain que l’établissement d’une telle restriction aurait seulement des répercussions négatives sur l’ensemble du corps. De ma perspective, je croyais que le jeûne de longue durée allait affecter négativement mon métabolisme de base, ma masse maigre ainsi que ma santé générale.


C’est seulement après avoir lu des dizaines d’articles scientifiques et avoir moi-même essayé le jeûne de longue durée que j’ai pu voir et comprendre les bienfaits qui pouvaient s’en dégager.


Résistance à l’insuline

La résistance à l’insuline est un concept énormément étudié dans les sciences de la santé. En effet, l’intérêt pour cette notion est grandissant, car cette condition serait en cause dans de nombreux problèmes de santé.

Résistance à l'insuline


Une résistance à l’insuline est une condition dans laquelle les cellules répondent plus d'une façon optimiser à l’hormone d’insuline. Pour contre-balancer ceci, le corps doit alors mettre en circulation une plus grande dose d’insuline de façon à engendrer une réponse cellulaire similaire à celle d’un corps en santé.



L’insuline se comporte comme la clé que l’on met dans notre serrure de maison avant de pouvoir entrer chez nous. Dans cette analogie, la clé représente l’insuline, la serrure équivaut aux récepteurs d’insuline (structure permettant la liaison de l’insuline à la cellule) et le glucose est schématisé par nous-mêmes qui tentons d’entrer dans notre maison. Il faut donc comprendre que le rôle primaire de l’insuline est de faire entrer le glucose dans les différentes cellules du corps humain.



Il est alors nécessaire de comprendre que l’insuline est principalement une hormone de stockage (anabolisante). Plus il y a d’insuline en circulation, plus nous aurons tendance à emmagasiner et développer différents tissus sous-cutanés. Ceci a donc comme effet pervers d’augmenter nos réserves de tissus adipeux.


C’est à partir de ces notions de bases qu’il est simple de comprendre que le jeûne de longue durée peut avoir des effets très bénéfiques sur cettedite résistance à l’insuline. En effet, le fait de se priver de nourriture pendant un certain temps fait en sorte que le corps ne sécrète plus autant d’insuline. Le corps redevient donc de plus en plus sensible à l’insuline. Une bonne sensibilité à l’insuline permet alors de diminuer la quantité d’insuline nécessaire pour l’absorption du glucose. Ce qui à moyen terme, peut favoriser la santé générale d’un individu.

Beaucoup de gens aux prises avec une résistance à l’insuline mangent trop, trop souvent et s’exposent fréquemment à de grandes doses de glucose. C’est cette optique que le jeûne de longue durée peut devenir un allié, car il pourrait aider à contre-balancer les réponses insuliniques.


Perte de graisse

Le concept de brûlage de graisses passe principalement par deux étapes jalons soit la lipolyse et la bêta-oxydation. La lipolyse se décrit comme étant un pathway que le corps doit utiliser de façon à créer de l’énergie en étant de jeûne et lorsque l’on fait de l’exercice. La lipolyse est en fait la dégradation d’un lipide triglycéride (gras) en glycérol et en acide gras. Une fois dégradé, le corps peut utiliser ces deux composantes comme nouveau type de carburant.


perte de graisse

L’autre concept très important dans le brûlage des graisses est celui de la bêta-oxydation. Lorsque le principe de lipolyse est enclenché, le corps peut rapidement utiliser le glycérol comme nouvelle source d’énergie, cependant les acides gras qui ont été créés doivent, quant à eux, passer par une autre étape avant d’avoir la capacité d’être utilisés comme carburant. Cette étape est celle de la bêta-oxydation.


Il est à noter que pour enclencher la lipolyse et la bêta-oxydation, le corps doit avoir un très faible niveau d’insuline. De plus, la sécrétion de certaines hormones comme le glucagon, l’hormone de croissance, l’épinéphrine et cortisol pour ne nommer que ceux-ci vont accentuer cet état de lipolyse/bêta-oxydation. Lors du jeûne de longue durée, toutes ces hormones sont grandement sécrétées (à l’exception de l’insuline qui diminue), ce qui fait en sorte que la privation d’aliment devient un outil formidable pour enclencher et continuer une perte de gras.


L’Autophagie

L’un des aspects les plus intéressants en ce qui a trait au jeûne de longue durée concerne la réponse autophagique générée par cet état. L’autophagie est un concept important, car il joue un rôle prioritaire dans le maintien d’une bonne santé.


Cette notion se caractérise par la capacité du corps à recycler certaines cellules du corps humain. En d’autres mots, certaines composantes cellulaires de notre anatomie peuvent devenir inutiles ou dysfonctionnelles avec le temps et le corps doit détruire ou transformer celles-ci pour éviter l’apparition de certains problèmes de santé. L’autophagie est en quelque sorte le protecteur naturel du corps.




Cet état d’autophagie peut seulement être déclenché dans le cas où la stimulation du Mtor pathway est complètement inhibée. La protéine mTor est activée lorsque nous nous alimentons. En fait, cette protéine envoie un message anabolisant à l’organisme. C’est donc dire que lorsque le mTor est activé, le corps se

Autophagie

met dans une disposition pour créer du tissu. Il faut comprendre que l’activation du mTor inhibe la stimulation de l’autophagie, car le corps cherche à créer des cellules plutôt qu’à n’en dégrader.


Ce qui a été démontré, c’est que le contraire est aussi vrai. Nous pouvons alors comprendre que si nous n’activons pas le mTor par l’alimentation, le corps stimulera progressivement l’autophagie. Le mTor est un peu comme un interrupteur de lumière. S’il est allumé, il n’y a pas d’autophagie et s’il est fermé, le procédé autophagique peut débuter.

Le jeûne de longue durée devient alors un très bon outil pour actionner l’autophagie. Nous pouvons donc comprendre qu’une abstinence de nourriture pendant un certain temps peut être bénéfique en ce qui concerne la régulation et l’adaptation cellulaire de notre organisme.


Énergie de focus

Lorsque l’on parle de jeûne de longue durée, l’une des plus grandes craintes que les gens ont est la peur d’avoir moins d’énergie. Personne n’aime se sentir fatiguer et avoir de la difficulté à se concentrer. Qu’est-ce que vous diriez si je vous disais que le jeûne de longue durée pourrait avoir l’effet contraire de ce que vous pensez. Il pourrait peut-être faire en sorte que vous ayez plus d’énergie.


Dans un premier temps, il est important de comprendre que le concept de calorie est assez obsolète lorsque l’on parle d’énergie. En effet, les calories sont de l’énergie, cependant notre corps crée des réserves dans le but de les utiliser dans les moments où nous en avons besoin. Pour vous donner un exemple, nous estimons qu’un homme de 200lbs à 10% de gras (correspond à un individu ayant généralement un six packs) aurait jusqu’à 100 000 calories de stocker sous forme de gras? C’est assez incroyable quand on y pense.


Vous n’avez pas nécessairement besoin de plus de calorie pour avoir de l’énergie, vous devez en revanche laisser le temps à votre corps de devenir bon à utiliser ses tissus adipeux comme source d’énergie. Le problème majeur est que notre organisme fonctionne principalement sur les calories que nous consommons aux quotidiens et nous ne permettons jamais à notre corps de métaboliser son énergie avec nos réserves de tissus adipeux. Le jeûne force le corps à s’adapter et à changer de substrats énergétiques. C’est lorsque le corps s’est adapté que votre niveau d’énergie explose. Pensez-y, 100 000 calories ce sont des réserves d’énergie quasi infinie. Le jeûne permet d’avoir accès à cette énergie.


Dans un deuxième temps, l’état de jeûne est une modalité pour laquelle le corps doit d’adapter. Lorsque votre cerveau discerne cet état, il enclenche progressivement un plus grand relâchement de catécholamines. Ces catécholamines sont en fait un mélange d’hormones et de neurotransmetteurs bien précis soit la dopamine, l’épinéphrine et la norépinéphrine. Ce procédé est une réponse du système sympathique (fight or flight response), l’objectif de cette sécrétion hormonale/neurotransmetteur est d’augmenter l’éveil et l’énergie dans le but de répondre aux divers stresseurs.


Si vous me suivez bien, le jeûne crée un stress sur l’organisme et celui-ci s’adapte en distribuant une plus grande quantité de catécholamine. C’est pour cette raison que la hausse d’énergie, l’augmentation du focus, la hausse de la motivation sont tous des effets ressentis en état de privation d’aliments.


Depuis les dizaines de milliers d’années que l’humain est sur terre, s’alimenter n’a pas toujours été chose facile, c’est pourquoi le corps à créer des mécanismes d’adaptations. En effet, le moment où vous manquer de nourriture, l’organisme a avantage à développer des moyens pour stimuler votre énergie, focus et motivation, car ce sont à ces moments que votre niveau d’efficacité doit être au plus haut. C’est une question de survie, votre corps doit trouver une façon de se procurer de la nourriture.


Imaginez quelques secondes que notre corps n’avait jamais développé ces processus d’adaptation. Ce serait l’équivalent de dire qu’en état de famine notre génétique serait complètement irradiée. Si nous n’étions pas capables de nous ajuster, le manque d’aliment ferait en sorte que nous resterions couchés (par cause de manque d’énergie) et que nous finirions par mourir. Sans ces mécanismes, nous n’aurions tout simplement jamais passé à travers ces dizaines de milliers d’années d’existence.


Conclusion partie 1

Vous ne commencez qu'à voir les bénéfices du jeûnes de longue durée, Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à aller lire la deuxième partie de ce blogue.



Be lean and strong.

Coach Math